Image Ordered

GE_05.03: Agneau glorifié
(GE_Carouge_Temple_05.03)

Contact Details

Please specify your first name.
Please specify your name.
Please specify your e-mail address.
The e-mail address is invalid.

Please provide as much information as possible (publication title, database, publisher, edition, year of publication, etc.).

The Vitrocentre Romont can only provide you with its own photographs. We regret that we cannot supply images from third parties to you. If your order concerns photographs from third parties, we will send you the contact address from which the images can be obtained.

The personal data you provide in this form will be used by Vitrocentre Romont exclusively for the processing of your image order. Correspondence regarding the order will be archived for internal reference. The data will not be used for purposes other than those listed here, nor will it be passed on to third parties. By sending the order form, you agree to this use of your personal data.

Should you have any questions, please send us an e-mail: info@vitrosearch.ch.

Title

Agneau glorifié

Type of Object
Dimensions
Env. 100 x 180 cm
Artist / Producer
Studio
Wasem, Veyrier · Charles Wasem
Dating
[1924]
Location
Place
Nef, n III
Research Project
Author and Date of Entry
Valérie Sauterel 2008; Laetitia Fleury 2025

Iconography

Description

L'Agneau de Dieu glorifié sur l'autel, tient une croix.

Iconclass Code
11D1311 · lamb bearing cross or banner, 'Agnus Dei' ~ symbol of Christ
Iconclass Keywords
Inscription

aucune

Signature

aucune

Materials, Technique and State of Preservation

Technique

Vitrail au plomb, grisaille

History

Research

Ce vitrail en demi-ouverture a été réalisé par Erich Hermès (1881-1971), en collaboration avec l’atelier Wasem de Veyrier en 1924, pour le temple de Carouge (GE). Il est situé dans la nef côté nord, au-dessus de la porte latérale.
Une part fondamentale de la production d’Hermès se déploie dans le domaine de l'art religieux. Dès les années 1920 il participe au renouveau de l'art sacré protestant, reflétant une volonté de plus en plus marquée chez divers acteurs réformés au tournant du XXème siècle, d'oeuvrer pour une réintroduction de l'art au sein du temple, principe dont le pasteur Ernest Christen (1872-1961), commanditaire des vitraux à Carouge, est un fervent défenseur. Il affirme dans sa thèse de théologie de 1899, intitulée Zwingli avant la réforme de Zurich : histoire de son développement intellectuel et religieux, qu'il est "temps de réintroduire les peintures murales, la musique instrumentale, les fleurs, les lumières sur la table sainte, l'art dramatique, les mystères. Tous les arts – et non seulement l'art oratoire – doivent glorifier Dieu" (Christen, 1945, pp. 30–31). De tels écrits mettent en lumière que ce renouveau est présent très tôt chez les réformés et qu'il n'est pas uniquement une réponse au renouveau de l'art sacré catholique (Noverraz, 2024, pp. 396–397).C’est dans ce contexte que s’inscrit la réalisation des vitraux du temple (Cholakian, 2014, pp. 20–25) , initié par Christen, lui-même artiste, qui oeuvre dès les années 1918 à la décoration du temple (Gamboni, 1989, pp. 2-3).
Parallèlement à la création des vitraux, Hermès conçoit plusieurs décors pour Carouge, de 1921 à 1930 : une peinture murale pour le choeur représentant la Nativité, sur laquelle toutes les figures sont des personnalités reconnaissables, dont les identités nous sont connues par la presse de l'époque (Clerc, 2021, pp. 169–170), une peinture à l'huile représentant la parabole du Bon Samaritain en 1923, pour la tribune des orgues, et entre 1929 et 1930 la décoration de la voûte (Clerc, 2021, p. 171). La décoration générale du temple lui vaut une certaine reconnaissance de la part des médias et des journaux de l'époque (Bocquet, 1959).
C'est en 1923 que le projet des vitraux est établi, favorisé par le don d'une paroissienne, Mme David Burtin, d'un montant de 15'000 francs (Burtin, 1923). Quelques mois plus tard, Hermès propose dans une lettre un devis de 5'000 francs pour la réalisation des cartons des vitraux ainsi que pour la peinture de l'ensemble (Hermès, 1923). Il réalise dix vitraux en collaboration avec l'atelier Charles Wasem à Veyrier qui sont posés en 1924. Ils se lisent de droite à gauche et de bas en haut.
Quatorze oeuvres graphiques réalisées par l’artiste pour Carouge sont conservées dans les collections du Vitromusée Romont. L’artiste conçoit deux types de maquettes, correspondant à deux étapes principales de sa réflexion, principalement axée sur la couleur. Sur la première, comportant cinq maquettes il opte pour une prédominance de teintes roses, violettes et rouges (par exemple : EH_2 ; EH_3) alors que sur la seconde, comprenant cinq projets, il modifie les coloris avec une dominante de bleu pour les bordures et de jaune pour les fonds (par exemple : EH_12 ; EH_14) teintes qui deviennent définitives On peut supposer que ce changement a eu lieu à la suite d’une discussion avec les commanditaires, ceci probablement afin d’imprégner les vitraux d’une inspiration plus médiévale, suivant les goûts plus archéologisants du pasteur Christen. Cette tendance ne se retrouve cependant que dans la palette et non dans le style des vitraux et des décors proposés par Hermès (Gamboni, 1989, p. 10).
Malheureusement, nous n’avons pas d’œuvre graphique pour ce vitrail. Nous pouvons toutefois mentionner qu’il est composé de la même palette de couleurs que les autres et qu’il reprend le même motif décoratif dans la bordure que d’autre vitraux (par exemple : GE_05.05). Pour l’ensemble des vitraux, Hermès alterne entre trois motifs décoratifs pour la composition des bordures. Ils sont plus ou moins tirés de formes végétales. Contrairement aux autres vitraux, aucune inscription ne le complète.

Dating
[1924]
Commissioner

Butin, D. (Mme) (donateur)

Bibliography and Sources

Literature

Armand Brulhart et Erica Deuber-Pauli, “Carouge”, in Ville et canton de Genève, coll. “Arts et monuments”, SHAS, Berne, (1ère éd. 1985) 1993, p. 295

Elisabeth Tripod-Fatio, Les Colonnes du Temple : la restauration du Temple de Carouge 1999-2003, Genève, 2003, pp. 33-48

Fernand Dreyfus, Le Temple de Carouge, Présentation d’un lieu historique, artistique et spirituel, Labor et Fides, Genève, 1999

Jean-M. Marquis (dir.), “Temple Sainte-Croix”, in Urbanisme et Architecture à Carouge, coll. “Dictionnaire carougeois”,tome 3b, Ville de Carouge, Carouge, 2001, pp. 374-382

Marguerite Maire, Edmond Barde et le pasteur Dominicé, “Carouge”, in Temples de Genève, A. Jullien, Genève, 1950, pp. 26-32

Paroisse protestante de Carouge, Carouge et son temple, Carouge, 1963

Patrick Rudaz, Carouge, Foyer d’Art sacré 1920-1945, cat. d’expo., Musée de Carouge, 25.11.1998-31.01.1999, Carouge, 1998, pp. 89-111

Robert Maes, L’art dans les temples des cantons de Genève et Vaud, Architecture, Vitraux, Décoration, mémoire de licence polycopié, Université de Genève, faculté de théologie, 1940, pp. 71-79

Image Information

Name of Image
GE_Carouge_Temple_05.03
Credits
© APAS (Association pour la Promotion de l'Art Sacré), Genève – photographe : Cyrille Girardet, Veyrier
Date
2006
Copyright
© Ayants droit

Citation suggestion

Sauterel, V., & Fleury, L. (updated) (2025). Agneau glorifié. In Vitrosearch. Retrieved May 6, 2026 from https://www.vitrosearch.ch/objects/2209195.

Record Information

Reference Number
GE_05.03