Name

Berbig, Zurich

Tätigkeitzeitraum
1877–1936
AutorIn und Datum des Eintrags
Camille Noverraz 2017
Standorte mit Objekten
Informationen zur Werkstatt / zum Atelier

Après avoir travaillé dans l'atelier de Johann Jakob Röttinger, Friedrich Berbig (1854-1923) fonde un atelier de vitrail à Zurich après la mort de Johann Jakob en 1877 (Scheiwiller-Lorber, 2014, p. 213). L'atelier acquiert rapidement une certaine renommée. Primé lors de l’exposition nationale de Zurich en 1883, c’est ensuite à l’étranger que les travaux de l’atelier se font connaître, avec une récompense à Londres en 1885, à Paris en 1889, et à Scheveningen aux Pays-Bas en 1892, récompenses fièrement mises en avant dans les publicités. L’atelier est également représenté à la plupart des expositions ayant lieu sur le territoire national, telles que la Gewerbeaustellung de Zurich en 1894, et l’exposition nationale de Genève en 1896 (Germann, 1994, p. 1-11). Friedrich Berbig réalise un grand nombre de vitraux à Zurich, mais aussi dans les cantons d’Argovie, Berne, Glaris, Valais, Jura, Genève et Fribourg.
Hans Oskar Berbig (1884-1930), son fils, se forme à Zurich entre 1899 et 1901 (Gewerbeschule et Kunstgewerbeschule), avant de s’initier au métier de verrier entre 1903 et 1904 dans un atelier à Leipzig. Revenu à Zurich, il travaille dans l’atelier de son père, avant d’effectuer plusieurs séjours à l’étranger où il complète sa formation, d’abord à Paris, Vienne et Budapest, entre 1906 et 1907, puis à Berlin, Hamburg et New York, entre 1910 et 1913. A son retour, il devient associé de son père, qui lui confie en 1916 l’entière responsabilité de l’entreprise. En 1918, Berbig rencontre Augusto Giacometti (1877-1947), à l’occasion de la réalisation des verrières de l’église de Saint-Martin de Coire, première expérience de l’artiste originaire des Grisons dans le domaine du vitrail. Ce travail ouvre la voie à une grande période de collaboration avec Giacometti, avec des vitraux réalisés à l’église paroissiale de Küblis en 1921, Kilchberg entre 1921 et 1923, au temple de Winterthour en 1923, à l’église St-Johann de Davos entre 1927 et 1928 et pour l’hôtel de ville de Zurich en 1924 (voir à ce propos Kaiser, 1999). Oskar Berbig travaille également d’après les cartons d’autres artistes, tels qu’Otto Morach (1887-1973), Giuseppe Scartezzini (1895-1967) et Albin Schweri (1885-1946). En dehors de ces travaux de collaboration, il continue de réaliser avec son atelier plusieurs verrières, comme celles de l’église réformée de Langnau à Albis, en 1920, une de ses plus importantes oeuvres, ainsi que dans de nombreuses églises en Appenzell, dans les Grisons et en Valais. Après une chute dans le lac de Zurich gelé durant l’hiver, Oskar Berbig tombe malade et ne se remet jamais vraiment. Il meurt le 21 juin 1930. Sa femme, Ida Berbig-Hilpert, ne se sentant pas capable de maintenir l’atelier cède en 1931 une grande partie de l’entreprise à la firme Röttinger. L’atelier Berbig se maintient cependant sous son nom jusqu’en 1936 (Germann, 1994, p. 12-33).

Literatur

Germann, T. (1994). Oskar Berbig und die Langnauer Chorfenster. Langnauerpost (71), 1-33.

Kaiser, A. (1999). Augusto Giacometti (1877-1947). "Malen mit Glas". Approche des vitraux d'Augusto Giacometti à travers le vitrail de l'église de Thayngen (SH). (Mémoire de licence, Université de Fribourg , Suisse), 54.

Scheiwiller-Lorber, E. M. (2014). «...gemäss den Regeln und Gesetzen der Ästhetik und der christlichen Kunst...» : Johann Jakob Röttinger: Ein Glasmalerpionier im Dienste des Historismus. Bern, Suisse : Peter Lang AG, Internationaler Verlag der Wissenschaften.