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EH_10: Quatre scènes de la vie du Christ
(FR_Romont_VMR_EH_10)

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Titre

Quatre scènes de la vie du Christ

Type d'objet
Dimensions
75.5 x 39.4 cm
Artiste
Datation
1923
Lieu
Numéro d'inventaire
EH 10
Projet de recherche
Auteur·e et date de la notice
Laetitia Fleury 2026

Iconographie

Description

Maquette pour un vitrail figuratif en arc en plein cintre, avec quatre scènes de la vie du Christ qui représentent, de haut en bas :
L'enseignement de Jésus aux disciples "Je me tiens à la porte et je frappe" (Apocalypse 3:20) : le Christ toque à une porte, au centre d'un paysage verdoyant.
La Transfiguration (Matthieu 24:34) : au centre, le Christ apparaît en gloire, flanqué de chaque côté par trois personnages placés symétriquement.
Le Christ apparaît aux apôtres (Luc 17:10) : il se tient à droite, tourné vers quatre de ses disciples et leur tend la main.
Les Pèlerins d'Emmaüs (Luc 24:13-32) : le Christ, debout à gauche, parle à deux personnages qui l'invitent à entrer en lui faisant un signe en direction de la porte ouverte sur la droite. Un village se profile en arrière-plan.
Les scènes sont encadrées par une large bordure décorative à motif végétaux. On trouve en dessous de chaque scène une inscription.

Code Iconclass
48AA983 · ornement dérivé de formes végétales - AA - stylisé
73C713(+0) · la Transfiguration : Moïse et Élie apparaissent de chaque côté de Jésus-Christ sur le mont Tabor (Matthieu 17:1-13; Marc 9:2-13; Luc 9:28-36) (+ variante)
73C74 · représentations du contenu de la doctrine de Jésus-Christ et de ses paroles
73E342 · Cléopas et Pierre arrivent à la porte de la ville d'Emmaüs, ou à l'auberge, et demandent à Jésus-Christ de rester
73E35(+0) · Jésus-Christ apparaît aux apôtres (assemblés derrière des portes verrouillées) (+ variante)
Mot-clés Iconclass
Héraldique

Aucun

Inscription

[indéchiffrable] / [VENEZ LES BENIS DE MON PÈRE] / VOUS ME SERVIREZDE [TEMOINS] … / DEMEURE AVEC NOUS (sous chaque scène de haut en bas)
gris / cobal / [indéchiffrable] / outre / outre / très (sur le bord à droite)

Signature

aucune

Matériaux, technique et état de conservation

Matériaux

Papier

Technique

Pastel

Etat de conservation et restaurations

Déchirures en haut et en bas, partie de la bordure manquante en haut à droite, trou au milieu en bas.

Historique de l'oeuvre

Recherche

Ce travail préparatoire a été exécuté par Erich Hermès (1881-1971) en 1923, pour un vitrail situé dans le choeur du temple de Carouge (GE), côté nord.

La carrière artistique de Paul Kurt Erich Hermès, s'étend sur plus de soixante ans en Suisse. Une part fondamentale de sa production se déploie dans le domaine de l'art religieux. Il participe dès les années 1920 au renouveau de l'art sacré protestant, dans le contexte duquel s'inscrit la réalisation des vitraux du temple de Carouge (Cholakian, 2014, pp. 20–25).
Ces derniers font partie d'une commande passée par le pasteur Ernest Christen (1872-1961), lui-même artiste, qui oeuvre dès les années 1918 à la décoration du temple (Gamboni, 1989, pp. 2-3). Cette commande s'inscrit dans le mouvement du renouveau de l'art sacré protestant, reflétant une volonté de plus en plus marquée chez certains acteurs réformés au tournant du XXème siècle, d'oeuvrer pour une réintroduction de l'art dans le temple, principe dont Christen est un fervent défenseur. Il affirme dans sa thèse de théologie de 1899, intitulée Zwingli avant la réforme de Zurich : histoire de son développement intellectuel et religieux, qu'il est "temps de réintroduire les peintures murales, la musique instrumentale, les fleurs, les lumières sur la table sainte, l'art dramatique, les mystères. Tous les arts – et non seulement l'art oratoire – doivent glorifier Dieu" (Christen, 1945, pp. 30–31). De tels écrits mettent en lumière que ce renouveau est présent très tôt chez les réformés et qu'il n'est pas uniquement une réponse au renouveau de l'art sacré catholique (Noverraz, 2024, pp. 396–397).
Erich Hermès travaille à la conception et à la réalisation de plusieurs décors pour Carouge, de 1921 à 1930. Il commence par une peinture murale située dans le choeur représentant la Nativité, dans laquelle toutes les figures sont des personnalités reconnaissables, dont les identités nous sont connues par la presse de l'époque (Clerc, 2021, pp. 169–170). Hermès poursuit la décoration du temple de Carouge avec une peinture à l'huile représentant la parabole du Bon Samaritain en 1923, placée sous la tribune des orgues, dont le pasteur Christen sculpte le cadre. Il orne également entre 1929 et 1930 la voûte pour lui donner l'aspect d'un ciel bleu étoilé ainsi que les murs latéraux avec deux registres d'anges musiciens, le tétramorphe et divers personnages vétérotestamentaires (Clerc, 2021, p. 171). La décoration du temple de Carouge lui vaut une certaine reconnaissance de la part des médias publics et des journaux de l'époque (Bocquet, 1959).

C'est en 1923 que le projet des vitraux est établi, favorisé par le don d'une paroissienne, Mme David Burtin, d'un montant de 15'000 francs (Burtin, 1923). Quelques mois plus tard, Hermès propose dans une lettre un devis de 5'000 francs pour la réalisation des cartons des vitraux ainsi que pour la peinture de l'ensemble (Hermès, 1923). Hermès se charge de dessiner dix vitraux qui se lisent de droite à gauche et de bas en haut. Les vitraux sont réalisés en collaboration avec l'atelier de Charles Wasem à Veyrier et sont posés en 1924.

Quatorze oeuvres graphiques réalisées par Erich Hermès pour la préparation des vitraux du temple de Carouge sont conservées dans les collections du Vitromusée Romont. L’artiste conçoit deux types de maquettes, correspondant à deux étapes principales de sa réflexion. La première comporte cinq maquettes en couleur, dans lesquelles on constate une prédominance de teintes roses, violettes et rouges (par exemple : EH_2 ; EH_3). La seconde, comprenant cinq projets, présente des coloris plus proches des vitraux, avec une dominante de bleu pour les bordures et de jaune pour les fonds (par exemple : EH_12 ; EH_14). On peut supposer que ce changement a eu lieu à la suite d’une discussion avec les commanditaires, ceci probablement afin d’imprégner les vitraux d’une inspiration plus médiévale, suivant les goûts plus archéologisants du pasteur Christen. Cette tendance ne se retrouve cependant que dans la palette et non dans le style des vitraux et des décors proposés par Hermès (Gamboni, 1989, p. 10).

Cette maquette est un projet pour le vitrail du choeur du temple côté nord (GE_05_01) pour lequel il n'existe pas d'autres oeuvres graphiques dans les collections du Vitromusée Romont. Ce dessin, très similaire au vitrail final, correspond à la seconde phase de réflexion de l'artiste, avec une palette de couleurs quasiment identique. Il est intéressant de mentionner que, dans le dessin comme dans le vitrail, le Christ est représenté avec un tissu bleu dans la scène supérieure. C'est un cas unique pour Carouge, puisqu'Hermès unifie normalement la représentation de Jésus par un vêtement blanc qui permet une identification immédiate. Hermès a probablement cherché à représenter par ce moyen une atmosphère de pénombre, étant donné que l'on se trouve en début ou en fin de journée, comme l'indique le soleil levant ou couchant en arrière-plan.
Les sujets et la composition générale sont en grande partie aboutis. Cependant, nous pouvons voir qu'Hermès effectue certains changements dans le nombre et dans l'organisation des personnages représentés. Par exemple, il supprime dans le troisième registre depuis le bas un personnage de chaque côté du Christ, allégeant l'ensemble. Il fournit peu de détails dans cette étape préparatoire, ne dessinant pas les visages et schématisant le motif de la bordure. Bien que ces décors soient plus tardifs, nous pouvons retrouver certains motifs ornementaux dans les peintures murales qui accompagnent les vitraux. Il complète également les scènes par des inscriptions aidant à leur identification, mais les citations ne correspondent pas totalement.

Datation
1923
Sites liées

Provenance

Propriétaire

Bibliographie et sources

Bibliographie

Bocquet, A. (1959, 28 novembre). Notre temple monument classé [Extrait de La Gazette carougeoise]. Archives d'État de Genève, AEG 86/Fh/14 Henri Zbinden, 1928.

Burtin, S. (1923, 4 mai). [Lettre à Messieurs Lombard, Odier et Cie, banquiers, à Genève]. Archives Ville de Carouge, CH 001957-4 ACC.AP.Don.15, C 1923(b).

Cholakian Lombard, L. D. (2014). Eric Hermès (1881-1971), l’oeuvre décoratif. Université de Genève.

Christen, E. (1945). Route ouverte. Labor et fides.

Clerc, P., Güdel, N. M., Aubert, L., & Hermès, E. (2021). Erich Hermès : messager des arts. Editions Notari.

Clerc, P., Hermès, E., Fethke, U., Güdel, N. M., Aubert, L., & Hirmer Verlag. (2025). Erich Hermès : ein Genfer Künstler der Moderne. Hirmer. http://deposit.dnb.de/cgi-bin/dokserv?id=7d06cf3338cf466081a1823e662e9347&prov=M&dok_var=1&dok_ext=htm

Gamboni, D. (1989, janvier). Rapport sur la décoration du temple de Carouge [Rapport inédit]. Fondation pour la conservation des temples genevois construits avant 1907.

Hermès, E. (1923, 15 octobre). [Lettre à la paroisse protestante de Carouge]. Archives Ville de Carouge, CH 001957-4 ACC.AP.Don.15, C 1923(a).

Lapaire, C., & Borel, L. (2008). Emotion(s) en lumière : le vitrail à Genève. APAS Association pour la promotion de l’art sacré.

Noverraz, C. (2024). Réinventer l’art Sacré: Le Groupe de Saint-Luc (1919-1945) (Vitrocentre Romont, Éd.; 1re éd., Vol. 4). Walter de Gruyter GmbH. https://doi.org/10.1515/9783111383781

Informations sur l'image

Nom de l'image
FR_Romont_VMR_EH_10
Crédits photographiques
© Vitrocentre Romont / Diaprint SA
Date de la photographie
2025
Copyright
© Succession Erich Hermès, avec l’aimable autorisation de l'Association les Amis d'Erich Hermès (1881-1971)

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4 scènes de la vie du Christ

Proposition de citation

Fleury, L. (2026). Quatre scènes de la vie du Christ. Dans Vitrosearch. Consulté le 6 mai 2026 de https://www.vitrosearch.ch/objects/2724656.

Informations sur l’enregistrement

Numéro de référence
EH_10